mercredi 18 novembre 2009

au bouleau!!!




pardon, boulot.
Après une escapade aussi normande que le sont ces feuilles de bouleau, la reprise est difficile.

mardi 10 novembre 2009

extraits d'automne







Et il faut parfois être courageux (et étanche) pour aller les chercher.

lundi 9 novembre 2009

sondage d'Opilion





Les opilions se camouflent sur un tronc pendant la journée, et partent en chasse la nuit. Celui-ci avait choisi, pour se "camoufler", le seul tronc décoré par une belle grappe de baies rouge vif. Le seul tronc qui sautait aux yeux dans le bois. D'ailleurs, c'est en photographiant les baies que j'ai aperçu cet opilion, qui n'est donc pas le roi du camouflage, et qui devrait faire plus attention car il lui manque déjà une patte.

vendredi 6 novembre 2009

Petite visite de courtoisie






Cela faisait longtemps que je n’étais pas retourné admirer la vue depuis le Pic de Nore. Et curieusement je choisis pour ça une journée grise et brumeuse. En fin de compte, ce sont sans doute parmi les meilleures pour ce genre d’endroits. Une première petite escapade sur un chemin m’immerge bien vite dans l’ambiance si particulière d’une forêt embrumée. Qui devient plus silencieuse, et bien entendu plus mystérieuse. Je n’osais pas espérer que la couche de nuages fût suffisamment mince pour que le sommet du Pic soit dégagé. J’ai bien fait de ne pas trop espérer. Le sommet était non seulement dans les nuages, mais aussi balayé par un vent terrible duquel j’étais protégé dans cette forêt située sur le versant à l’abri.
Là haut, donc, j’étais tout seul, personne pour admirer la vue qui ne portait pas à plus de 20 mètres. Mais malgré les conditions peu hospitalières je m’y suis senti finalement assez bien et décidai que ce serait un bel endroit pour déguster ma pomme, puis de marcher quelques pas sur un sentier parmi les bruyères. J’avançai face à la pluie qui me fouettait, et comme le vent la poussait le long de la montagne, venait du bas, emmenée dans des paquets de nuages qui me sautaient dessus. En quelques minutes j’étais trempé, mais seul au milieu de cette lande que le brouillard isolait du reste du monde, j’avais l’impression d’être un aventurier en expédition. Le sol détrempé ressemblait aux tourbières d’Irlande. Un beau petit voyage pour pas cher.Mais je croisai bientôt la route et cela suffit pour arrêter là ce petit rêve.

mercredi 4 novembre 2009

Islande: Epilogue






S’il fallait ne garder qu’une image de ce voyage, pour moi, ce serait les icebergs du Jökulsarlon.

Non pas que le reste ne mérite pas qu’on s’y attarde, bien au contraire. Partout ces paysages témoignent de l’opposition permanente entre le feu qui couve sous la surface et la glace qui la recouvre. Mais ce n’est pas un conflit, plutôt un dialogue où celui qui cherche à s’élever, poussé par la pression de la Terre, rencontre l’autre,qui vient du ciel et veut descendre au plus profond, s’infiltrer par toutes les failles. Leur mariage fait naître un spectacle furieusement impressionnant.
Mais ce sont bien les Icebergs qui m’ont laissés sans voix.
Devant ce lac, absorbé par la contemplation, je me suis surpris à oublier le reste, le temps, les gens. Il y a la beauté du lieu mais c’est aussi une histoire de symbole. C’est l’endroit où le glacier géant Vatnajökull se dévoile au touriste de passage. Une sorte de porte d’entrée de l’Arctique se tient ici : par delà les icebergs on entrevoit un monde froid et blanc, silencieux, un petit bout d’infini, un petit bout du Grand Nord. Voilà ce qui m’a fait rêver. Cette sensation d’être à la frontière de l’Arctique.