dimanche 29 janvier 2017

Hiver indien

Une saison qui n'existe qu'en Normandie.





Bon ce n'est pas Courseulles sur Mer, ce n'est pas loin mais je ne me souviens plus du nom. Cédric?

samedi 28 janvier 2017

La vieille Volvo du château


Quelle improbable fin de vie pour une Volvo hollandaise que de rouiller au fond du parc d'un château délabré...

mardi 24 janvier 2017

Bedeilhac is back

A cause d'un grand besoin de décompresser, entre un boulot aux objectifs intenables, et des nuits sans sommeil, j'ai pris un peu de temps pour refaire ce que je faisais dans les temps glorieux du bigorneau: une balade seul dans la neige.
Le temps est exécrable sur la route ce dimanche, la pluie de plus en plus serrée me fait presque renoncer. Mais arrivé près de Tarascon sur Ariège, je vois qu'à peine plus haut la neige est là, et de fait au village de Bedeilhac, de petits flocons apparaissent.
Ça tombe bien, je me souviens que de ce village part un sentier qui amène à un point de vue magnifique. Je m'arrête dans un dérapage au frein à main sur le parking enneigé, car je suis un rebelle.
Dans le coffre mes bonnes vieilles chaussures de marche, plus de 10 ans d'âge et toujours étanches.
Voilà, j'entame l'ascension, plein d'entrain.


10 minutes plus tard, je refrène mon entrain, le souffle coupé. Un petit manque d'entrainement se fait sentir, je vais donc en profiter pour faire quelques photos. Je me rends compte alors que je me promène avec le sac ouvert, ce qui signifie que mon appareil photo est trempé (mais il est censé être prévu pour ça) et que j'ai encore failli le faire tomber, le pauvre en ce moment il fait plus de chutes que de photos.
Mais enfin j'y suis, les pieds dans la neige, à marcher tout simplement, et très vite cela emplit toute ma tête et la fatigue disparaît. Je monte dans une forêt blanche sur un chemin parfaitement balisé. Il fait bon, presque chaud, il n'y a pas de vent, une légère brume enveloppe le paysage. Je croise quelques granges en ruine, et sinon des arbres, le silence et mes pas.





Arrivé en haut, un croisement de chemins. Des traces partent vers la gauche, dans mon souvenir c'était par là. Dans le brouillard un promontoire se dessine au bord de la falaise à pic, c'est celui là qui offre cette vue à 360°. Son escalade est courte mais un peu difficile sur la neige, mais arrivé en haut le spectacle le mérite.


En fait de spectacle, rien du tout, je suis dans les nuages, que du blanc autour de moi. Je déneige un rocher, y pose ma veste pour m'asseoir et sors mon sandwich. Au bout de quelques instants je relève les yeux, autour les sommets commencent à apparaître. En quelques minutes le brouillard se dissipe, des restes de nuages s'accrochent aux versants.









C'est le bon moment pour la clémentine. Manger une clémentine dans la neige est, je le rappelle, l'un des plus immenses bonheurs que la vie nous réserve. J'avais emmené celle là exprès, tout s'est passé comme prévu.
Puis plus tard, les nuages reviennent, le paysage se perd. Je commence à avoir froid et remets ma veste, j'entame la descente, appareil photo à l'épaule. Mauvaise idée.



Dans ce sens, le pente est bien plus glissante qu'à la montée, je me tiens tant bien que mal aux branches en essayant de conserver l'appareil à l'épaule, de toute façon ce n'est pas ici, instable, que je peux le remettre dans le sac. Les choses allant comme la nature le veut, je dévale 2 mètres sur les fesses, L'appareil photo reste sur l'épaule, non sans entrer en contact avec la nature rude et sauvage de l'endroit. Bon, un peu de neige et une légère griffure sous la semelle, rien de grave. Pour moi non plus.
Presque arrivé en bas, un rouge gorge curieux me rendra visite, venant à plusieurs reprises m'observer à 50cm, tout rond comme le sont les rouges gorges en cette saison. Je termine mon chemin, en le remerciant pour sa sympathique attention.
Pas moyen de faire un dérapage sur le parking maintenant, la neige a fondu.


samedi 21 janvier 2017