mardi 6 décembre 2016

Sans eau et sans lumière




Avant d'aller voir le lac de St Ferréol vide, car cela arrive tous les 10 ans, pensez à vérifier qu'il fait encore jour.
Sinon, on ne voit pas l'absence d'eau, du fait de l'absence de lumière.

samedi 3 décembre 2016

samedi 26 novembre 2016

carnets de route







Aspects variés d'un point de vue unique.

dimanche 16 octobre 2016

Sur un aéroplane














En l'air, avec pas grand chose autour.
Cadeau d'anniversaire peu commun, un vol en (petit) avion. Ça tombe bien, mon collègue François sait très bien piloter ces engins là.
Rendez-vous est pris à l'aérodrome de Muret. Le temps n'est pas idéal mais on décide d'y aller quand même.
Avant de partir, je ne fais quand même pas le fier. François, lui, est dans son élément, et a déjà commencé à préparer l'avion avant que j'arrive.
L'avion, puisqu'on en parle, est un Robin DR 400, un engin de 700 kg avec un moteur 4 cylindres à plat, comme une Coccinelle VW.
Prenons place. C'est petit, tout petit. Devant moi, des commandes. Eh mais je ne suis que passager!! Ah, le pilote les a aussi, ouf.
Le check-up de départ est long et exhaustif, toutes les commandes sont contrôlées. Je n'y comprends rien, tout a l'air important. Je fais surtout gaffe de bien éloigner mes pieds des palonniers, et mes mains du manche.
Sur le haut du manche, il y a un bouton rouge. Ce n'est pas la mitrailleuse.
C'est parti, je mets un casque à micro sur la tête et parle comme Nicolas Hulot quand il présentait Ushuaia. La verrière est fermée, l'hélice tourne, on se place sur la piste et...gaz!
Le décollage se passe en douceur, on ne sent même pas le moment où les roues quittent le sol. Puis on monte, puis on arrive pas très loin des nuages qui sont bas aujourd'hui et ça commence à bouger un peu. C'est impressionnant mais pas terrifiant, pas plus qu'un avion de ligne car finalement dans le 2 cas on laisse sa vie entre les mains de celui qui pilote. Puisque on ne peut rien y faire, autant lui faire confiance. Bon, sauf que là, j'ai le double des commandes, je regarde bien ce que fait François en réfléchissant à ce que je dirais à la radio s'il fait un malaise. Le bouton rouge, c'est pour parler à la radio.
Le petit avion vert et blanc survole le Lauragais. C'est beau vu d'ici. Je reconnais les villages autour de chez moi, les chemins où je me suis promené. On passe au-dessus de la maison, puis vers la Ganguise.
François, en pilote expérimenté, essaie de m'impressionner avec des figures comme le "zéro pesanteur" ou le virage serré. Je feins l'indifférence en essayant de garder mon estomac en place.
Puis vient la phrase que je redoutais: "tu prends les commandes?-(roger tango zoulou-tchhh-...)"
-"Ah ah ah!...euh...bon..tchhh..."
Bon, alors quand on penche à droite, ça va à droite, et inversement, et quand on tire on monte, comme à la télé. Il y a des tas de cadrans pour avoir une idée de l'altitude et de la direction. C'est vachement sensible quand même. Et il y a du vent on va un peu en crabe, je ne  maîtrise pas grand chose heureusement que la route est large.
Fini de rire, François reprend les commandes et moi mon appareil photo. Il est temps de se rapprocher de la piste. Pour rire, François fait une simulation d'atterrissage sur panne moteur, c'est à dire qu'on approche la piste en planant, le moteur au ralenti ne tirant plus l'avion. Non, il n'a pas coupé le contact ni jeté la clé par la fenêtre.
Dans un inquiétant silence, nous touchons la piste tout en douceur, c'est qu'il maîtrise son sujet le bougre!
Mais comme dans le sketch de Laspales et Chevalier, on touche la piste et on redécolle aussitôt, je n'ai pas tenté de descendre en marche (il y en a qui ont essayé...)
Un petit tour de l'aérodrome et cette fois on se pose pour de bon, avec l'aide du moteur, toujours en douceur. L'avion se gare, check-up d'arrivée, on quitte cet habitacle exigu en marchant sur la base de l'aile de toile tendue.
Merci François, merci Elodie. Quelle expérience!
En descendant je reprends la mesure de la petite taille de cet avion, de son tout petit poids quand François le ramène vers le hangar...en le tirant à la main.
Je reprends la route pour rentrer, je me sens un peu différent. Un peu Indiana Jones, ou Tintin, ou James Bond.

mercredi 12 octobre 2016

Je n'reconnais plus personne




Il restait dans mon village je crois un seul chemin que je n'avais jamais emprunté en six ans, sur le coteau.
Et au bord de ce chemin, ce vieux Massey couvert de lichens.