vendredi 29 juin 2007

à deux pas de chez moi






J'ai trouvé ce que j'espérais: à la sortie de Villenouvelle, après la gare, un chemin couvert d'herbes hautes et de chardons passe entre les champs et l'hers. C'est le paradis des agrions et autres petites libellules, entre autres, j'y ai vu la plus grosse sauterelle jamais rencontrée de ma vie (je dirais 7-8 bons centimetres)...à deux pas de chez moi. cool.
(il faut vraiment pas grand chose pour me faire plaisir)

jeudi 28 juin 2007

elle est dans le garage!




Après 5 années à subir quotidiennement les outrages de la météo, qui lui ont coûté une capote un jour de grêle, qui ont donné à sa peinture une patine digne d'une pièce de musée, et qui malheureusement ont laissé la rouille s'installer un peu partout, elle est enfin à l'abri, au garage, et n'en sortira que quand le soleil brille. Ou quand les trains sont en grève et la C4 en panne, comme aujourd'hui (ah les voitures modernes et l'électronique...). Et petit à petit je m'occuperai d'elle, poncerai ses points de rouille, redresserai ses bosses, remplacerai ses selleries défoncées...pour qu'encore elle me transporte aussi sereinement de longues années.

mercredi 27 juin 2007

emménagement



ça y est, nous voilà enfin à peu près installés! Ce fut la pagaille pendant un moment mais la vie citadine, c'en est fini pour nous. Certains vont nous dire qu'on s'embourgeoise, qu'on se patapoufise, peu importe, mon environnement à moi, il est là, au milieu des champs (et encore je trouve que les champs c'est pas assez sauvage à mon goût) et pas dans le béton.
Et le soir, c'est tisane au coin du feu...euh, du canapé.

vendredi 15 juin 2007

happy sauterelle


Cette sauterelle me fait rire: on dirait qu'elle se donne en spectacle et qu'elle vient de faire 3 tours autour de la branche, ou bien qu'elle jouait à cache cache et vient de sortir brusquement de sa cachette. Ou une sauterelle gardien de but, peut être...Enfin, elle est bien sympa cette sauterelle. En plus elle a le déguisement de clown qui va avec. J'en connais qui sont bien plus snob.

jeudi 14 juin 2007

le printemps



Isabelle, debout !V'là l'printemps !Eh ben, vas-y !Ah c'te feignante vieux !

Bon dieu, v'là l'printemps qui s'amène

Va falloir retourner aux champs

Labourer, sarcler, toute la semaine

Bon dieu, l'printemps c'est fatigant.

Fini d'faire la cour aux fumelles

Les soirs d'hiver à la veillée

Quand l'printemps vient, tire la ridelle

Tout l'monde aux champs jusqu'au coucher. Oh ouais, vieux !

Isabelle !Faut que j'ferre le ch'val !Amène l'enclume !

Eh ben, vas-y !Oh c'te feignante vieux !

L'printemps on dit qu'ça sent la rose Le lilas et puis le jasmin

Pour moi l'printemps ça sent aut'chose

Puisqu'on cure la tonne à purin.

Finis d'faire la cour aux fumelles

Les soirs d'hiver à la veillée

L'printemps fait gonfler les mamelles

C'est celles des vaches qu'il faut tirer. Ouais, vieux !

Isabelle !Tiens bon l'taureau !J'amène Blanchette !

Eh ben, vas-y !Ah c'te nom de dieu d'feignante !

Au printemps, on dit qu'les gamines

Elles s'mettent des robes claires à pompons

J'la vois l'Isabelle en mousseline

En train d'curer l'auge à cochons.

Fini d'faire la cour aux fumelles

Les soirs d'hiver à la veillée

Y'n'y a plus d'mâles n'y a plus d'fumelles

Quand l'charençon y s'met dans l'blé. Oh là, vieux !C'est ben la catastrophe, ça !

Isabelle !Pousse un peu l'tracteur !J'suis embourbé !

Eh ben, vas-y !Oh c'te, oh c'te !

Le blé jaunit, l'printemps s'termine

Arrive le repos d'la Saint Jean

Les gars vont courir les gamines

Ils vont s'faire des choses les "malhounnètes".

On va faire la cour aux fumelles

Puisque la Saint Jean est rev'nue

Viens t'en par là mon Isabelle

On va rattraper l'temps perdu. Ouh t'iou !Eh ben, vas-y !Oh c'te feignante !

Ricet Barrier

mercredi 13 juin 2007

du soleil dans les épis


Retournement de situation, fallait s'y attendre: la chaleur est revenue, d'un coup, pesante et orageuse comme à son habitude.
Plus que quelques jours et nous serons entourés de champs de blés, enfin ceux qu'il y a autour du village, puisque nous serons entourés, nous, par le village lui-même. Un déménagement demandant beaucoup de préparation, je délaisse un peu l'appareil photo ces temps ci: j'essaierai quand même de garder un petit rythme de postage sur ce blog, mais je ne peux rien promettre. D'autant que l'ordinateur ne va pas tarder à rejoindre son carton...

mardi 12 juin 2007

désaturations








La photo d'hier ayant pu en choquer certains, je reviens à des choses plus habituelles sur ce blog, à savoir quelques autres essais en "N&B carré à contre-jour" . Sauf la première, qui n'est ni carrée ni à contre jour, mais la mettre au carré m'aurait fait couper trop de feuilles, et ce n'est pas la saison.

lundi 11 juin 2007

Une soirée avec Freddie Mercury


Freddie Mercury n'est pas mort, on l'a vu samedi. Il est revenu parmi nous, avec de vrais cheveux longs (c'est qu'il a rencontré Jesus entre temps, qui lui a fait un relookage et lui a expliqué comment perdre quelques kilos, pour être le clou de la soirée), avec sa vraie moustache de l'époque, avec de faux poils de torse, et de vraies lunettes de star.

Et il nous a fait mal à la tête toute la soirée de samedi à chanter "c'est un canard magiiiique!"
Mais je crois qu'à la fin c'est lui qui avait le plus mal à la tête.

vendredi 8 juin 2007

forêt de polypes


Les photos du dernier week end à Banyuls sont un peu...brumeuses, vu la clarté de l'eau. A part un ou 2 portraits des copains en scaphandre, rien de transcendant, mais l'expérience viendra, et ça ira mieux...

jeudi 7 juin 2007

les lièvres



Les lièvres jouent à cache-cache dans les champs. Celui ci déboulé devant moi sans prévenir, s'est arrêté au milieu du chemin une seconde, s'est rendu compte de ce que jétais (un prédateur sanguinaire) et est reparti à toutes jambes en sens inverse. Une fois loin, il s'est arrêté de nouveau pour m'observer, puis est reparti jouer encore plus loin.

Je commence à connaitre plusieurs endroits où les lièvres sont présents...Il faudrait maintenant que j'essaie de faire une belle photo de cet animal (c'est à dire une photo où il n'est pas en train de se sauver, en pleine panique), mais c'est qu'ils sont méfiants et on l'ouie fine: pas facile de s'approcher, même à couvert.

mercredi 6 juin 2007

grisaille





Cette fin de printemps ne ressemble pas aux précédentes. On ne sort pas du gris, rien à voir avec un printemps Toulousain. Je sais, tout le monde se plaint toujours du temps, moi le premier, surtout quand il fait trop chaud. Mais la monotonie lasse, il n'y a pas de changements, c'est comme ça depuis début mai et ça pèse sur le moral. Ajoutez à cela un quotidien assez éprouvant, départ à 6h50, retour à 20h tous les jours, au moins ça me laisse un peu le temps de faire quelques photos pour alimenter ce blog après le boulot.

Dans quelques jours ça changera, au moins les horaires, et le cadre de vie aussi. Le temps, on verra bien.
L'oeil, c'est pour répondre au défi de Cyril...je garantis qu'il n'y a aucune retouche c'est ma vraie couleur.

mardi 5 juin 2007

approcher un animal sauvage


Vous l'aurez constaté, quand on s'approche d'une sauterelle dans l'herbe grasse, celle ci se sauve. Notamment la bonne grosse sauterelle verte, bondissant maladroitement d'herbe en herbe ployant sous son poids.

Laissez la faire, cela permet déjà de la repérer, et profitez-en pour l'amener à se mettre à un endroit qui vous sied. Maintenant, arrêtez vous et ne bougez plus, pendant une dizaine de secondes: la sauterelle ne se sauve plus, elle se calme et ne bouge plus (c'est mieux s'il ne fait pas trop chaud quand même, le froid, ça les calme). Vous pouvez maintenant vous accroupir toooooout doucement (ce qui suppose d'avoir les cuisses musclées j'en conviens), pas top vite sinon vous allez tout gâcher, et ensuite approcher toooout doucement votre appareil photo de ladite bestiole. Et là, elle est comme hypnotisée: elle ne se sauvera plus, vous pourrez faire ce que vous voulez, tourner autour, changer d'angle, vous replacer, trébucher, la sauvage sauterelle est apprivoisée. Celle ci s'approchait même de l'objectif, c'est qu'elle est curieuse, la sauterelle.
(attention, cette méthode ne marche pas avec tous les animaux, je décline toute responsabilité si vous vous faites charger par un troupeau de buffles)

lundi 4 juin 2007

à méditer


"Le jour où nous saurons tous regarder, il n'y aura plus de problème de protection de la nature"
Phrase de M. Jean-Pierre Feuvrier extraite de son interview dans Terre Sauvage, simple et pleine de sens.

vendredi 1 juin 2007

explication du mystère?




http://lecridubigorneau.blogspot.com/2007/05/serial-killer.html
J'ai revu quelques unes de ces bêtes la tête enfouie dans des fleurs de chardons. En fait certains étaient immobiles et en groupe, comme les premières, d'autres bougeaient à peine et enfin d'autres étaient gaillardement en train de butiner ladite fleur. Je ne sais pas trop ce que signifie ce comportement, si c'est une sorte de réveil progressif, un peu comme si nous dormions la tête enfouie dans le pot de nutella, ...


Pour les bêtes elles-mêmes il me semble bien que ce soient des hyménoptères, des sortes d'abeilles, peut etre ça, ou ça, ou ça, mais j'en trouve aucun avec ces mêmes longues antennes.