lundi 24 septembre 2007

Un repas mémorable

EDIT: en fait j'ai trouvé une photo qui correspond au thème.


Exceptionnellement, pas de photo aujourd'hui, je laisse la place à un petit récit. Ca n'est pas mon habitude de donner un peu d'espace de mon blog pour faire la publicité d'un restaurant et... ce n'est pas aujourd'hui que ça va commencer.

Vendredi soir, Elodie et moi sommes invités par son patron, ainsi que tous ses collègues et conjoints, à dîner ensemble au restaurant. Il avait demandé à une de ses employées d'en trouver un où on pouvait venir à une vingtaine, et justement celle ci avait travaillé dans un resto, "l'Elephant", à la sortie de Carcassonne sur la route de Trèbes.

Mais, entre temps, visiblement, le propriétaire avait changé.

Nous voici donc tous arrivés à 20h30 devant ledit établissement, je fais connaissance avec quelques collègues d'Elodie, un peu perdu vu que la sociabilité n'est pas la première de mes vertus, et nous entrons. Nous sommes accueillis par un enthousiaste: "c'est le groupe de 20 personnes?...Pfffffff...." de la part de la patronne. Les propriétaires sont visiblement un couple d'italiens, d'ailleurs le décor est un décor de pizzéria, avec une grande voûte en brique et un plafond peint à la Michel-Ange...quand il avait 4 ans. (et encore). Enfin, je vous parle de l'entrée, la salle a un décor de pas grand chose, de tout et de rien, mais nous ne nous sommes pas méfiés.
Sur les tables, quelques assiettes avec 3 pommes et 2 poires sont là comme décoration.

Pour le repas, eh bien c'est la surprise, menu commun pour tous. Normal quand on est nombreux.

Arrive alors l'apéritif, plutot on prend notre commande, d'ailleurs c'est le patron d'Elodie qui prend notre commande, pour aller plus vite: au choix, ricard ou pastis, martini blanc ou rouge, ou blanquette de limoux. Et c'est tout.

Mais ce n'est pas tout, justement.

Vers 21h30, arrive ce que nous croyons etre des amuses-bouche, pour patienter, mais qui s'avéra être l'entrée: des beignets de courgette et d'aubergines. 2 par personne. point.

Vers 22h, nous nous demandons quand va arriver le repas lorsqu'on nous apporte royalement, pour 4 personnes, une petite gamelle (c'est le mot, en alu, comme à la cantine, ou comme à l'armée) de pâtes! Soit, nous nous servons, un peu perplexes: les pâtes (pas des pâtes fraîches, attention, des vraies pâtes de supermarché) sont à la fois dures, molles et farineuses. La sauce tomate, sucrée, à un petit goût qui me rappelle le ketchup de la cantine su Lycée, celui qui restait des mois dans ces grosses pompes rouges (ou jaune pour la moutarde).

Là tout le monde commence à rire, je me dis que je fais de meilleures pâtes, et que je ne savais pas qu'un italien pouvait en faire, génétiquement, de si mauvaises.

23h, on nous apporte une nouvelle gamelle. Des cuisses de poulet avec des patates bouillies, et un peu de salade.
La cuisse de poulet est dure, les patates immangeables. trop salées, mal cuites, infectes. Je commence à me demander si on ne doit pas partir, mais nous sommes 20, il est 23h et nous avons encore faim. quoique.
J'ai à la fois faim plus faim, car pas envie de manger ce qu'on me sert. Dans mes pires souvenirs, ce que j'ai pu trouver de comparable est les raviolis froids et trop cuits de l'armée lors des 3 jours, à Blois, mon expérience avec l'armée s'étant heureusement arrêtée là.

Autour de la table, c'est un mélange d'indignation et d'hilarité.

Enfin, en attendant le fromage, nous apprenons qu'il n'y a pas de fromage, et que le dessert c'est ... les fruits qui sont sur la table depuis de début. Ou depuis bien longtemps, vu leur état.
Je me risque avec une pomme. Pas terrible.

Je n'avais pas parlé du vin. Les corbières ne sont pas loin, au doit avoir au moins du vin correct. Mais curieusement en regardant la table je vois que les carafes sont presque toutes pleines. Je goûte et je comprends. Au début ça pique, puis après ça a un goût de vinaigre. Je ne finis pas le fond de verre que je me suis servi.


Je ne sais pas le prix de ce repas, je sais juste qu'il y a eu des discussions lorsque le patron est allé payer.

Si vous voulez tenter cette expérience, gâcher une soirée, rompre avec votre copine, faire une blague à un type que vou sn'aimez pas, empoisonner votre patron..., dépêchez-vous, car à mon avis ça va bientôt fermer, retenez bien, l'éléphant, route de trèbes à la sortie de carcassonne.

5 commentaires:

cyrman a dit…

hu hu... tu regrettes pas trop de pas avoir prix le menu à volonté à l'Aubrac jeudi soir alors du coup ?

Cédric a dit…

Dommage qu'il n'y ait pas de photos !

greg a dit…

J'ai oublié de dire: en rentrant on s'est jetés sur le frigo pour manger des mousses au chocolat, pas tant par faim, mais pour passer le goût!

Yaume a dit…

Arf... allez, pour quand tu rentres en Normandie, je te promets une bonne assiette de lasagnes selon la recette de ma môman...

greg a dit…

génial!