mercredi 9 janvier 2008

le tronc


Autour de Toulouse s'est passé un grand drame: il n'y a plus de forêts. Il y a quelques siècles de cela s'étalait près de chez moi la forêt de St Rome, qui allat donc de St Rome ou à peu près, jusqu'à Toulouse, soit pas loin d'une quarantaine de kilomètres de longueur. Elle devait logiquement remplir la vallée de l'Hers, qui était alors peu cultivable notamment autour de Baziège car c'était un marécage. Mais le marécage a été asséché, l'Hers dompté pour irriguer les cultures, et la forêt coupée.

Aujourd'hui, à part la minuscule forêt de Bouconne au Nord-Ouest, qui n'a d'interêt que pour les joggeurs du dimanche, il faut aller en Montagne Noire pour trouver des vraies forêts, vastes, sombres et hautes. Tout le Lauragais est une étendue cultivée, les seuls bosquets restants servant à faire un peu d'ombre à quelque maison bourgeoise.

Ce tronc couvert de mousse et à l'écorce rendue brillante par l'humidité ambiante, lui, vient de Normandie, de la forêt de Conches.

3 commentaires:

emmanuel a dit…

Il a l'air d'avoir vécu celui-là. Les plis de sa peau, les taches de vieillesse. Les paysages ont parfois leur charme, comme pour Versailles (superbe docu la semaine dernière) avec assèchement de marais et retournement du site dans tous les sens. Mais dans le cas que tu site cela semble dommageable. Mais bon, faut voir quel est le réel impact économico-écologico-social du truc et là je suis pas du coin donc difficile de juger. Mais dans l'esprit je suis d'accord avec toi.

emmanuel a dit…

en parlant de Versailles je voulais dire : les paysages "humanisés"

greg a dit…

Sur que sur le plan économique ça a été bénéfique, mais j'ai tendance à devenir de plus en plus extrémiste et je pense que ce qui est bon n'est pas forcément ce qui rapporte aux humains.Pour les renards, lievres et autres chevreuils ça n'a pas eu que du bon.