jeudi 30 octobre 2008

Dans la forêt


Il y a plein de champignons.

Ah, si je savais reconnaitre les bons...
Conseil infaillible du père d'Elodie pour trouver les bons coins à champignons: chercher là où il y a des voitures.
(ça me rappelle l'histoire de l'indien et de l'homme blanc qui coupe du bois)

mercredi 29 octobre 2008

Cubserviès



Il y a accroché sur un de mes murs une photo noir et blanc (tirée par mes soins, quel exploit), d'un village perdu dans la forêt de la montagne noire, sur les pentes du Pic de Nore. J'avais pris cette photo il y a quelques années, et depuis je n'avais jamais réussi à retrouver ce village. Et pour cause, il est vraiment perdu au milieu de nulle part. Ou plus exactement en haut d'une vallée en cul-de-sac, couverte de forêt, qui se termine par une cascade dévalant des murs abrupts.
(j'ai essayé de m'approcher de la cascade, puis j'ai préféré rester en vie: ça passe d'une pente à 45° sur des pierres roulantes à une pente à 90° qui se termine 50m plus bas)
C'est donc dimanche que je l'ai retrouvé par le plus grand des hasards, puisqu'il est au dessus de Roquefère,dont j'avais parlé voici quelques petites semaines, et où je voulais revenir.
Il s'appelle Cubserviès, et il est magnifique.

mardi 28 octobre 2008

bien visé


Quand la nature fait son land-art toute seule. Cette chataîgne stoppée dans sa chute n'atteindra jamais le sol. Je n'ai pas osé récupérer cette équilibriste et l'ai laissée à son déjà incroyable destin. Peut être qu'un autre chataîgner poussera entre ces troncs de chataîgners?

lundi 27 octobre 2008

c'était mercredi dernier






...C'était la Ste Elodie. Depuis, il y a un bouquet de roses sur la table.



mercredi 22 octobre 2008

Le Sor II



C'était au retour de la balade, l'obscurité commençait à tomber, en fait le soleil n'était pas encore couché mais ses rayons n'atteignaient plus le fond de cette vallée depuis un moment déjà.
Quelques contorsions pour atteindre les rochers les plus près de l'eau, mais pour une fois j'ai réussi à ne pas me tremper les pieds.
La rivière n'est pas la plus spectaculaire qui soit, mais elle avait le mérite d'être là.

mardi 21 octobre 2008

promenade automnale




Bref passage dans la vallée du Sor, entre Durfort et les Cammazes, où se cache la tour de roquefort déjà présentée ici, pour profiter des couleurs d'automne et ramasser une poignée de chataîgnes.

vendredi 17 octobre 2008

Le monstre du citronnier


La lumière commençait à décliner. L’air était encore doux et chargé d’humidité. Le moment était propice à une escalade du citronnier, celui qui est sur roulettes, dans son pot mobile.
Sautant de feuille en feuille, j’analysais les citrons miniatures qui n’en finissent pas de mûrir, et les bourgeons indécis qui ne savent pas s’il est prudent de fleurir à cette époque. J’avais les pieds mouillés : les feuilles gardaient les traces d’une averse pas si lointaine.

J’ai dû éviter quelques menues toiles d’araignées, je ne risquais rien les gloutonnes étaient bien trop petites pour s’attaquer à moi. (Encore que, certaines ont le ventre plus gros que les yeux, qu’elles ont pourtant au nombre de huit).

J’arrivais presque en haut. De là , la vue était magnifique. Sous mes yeux le jardin semblait s’étendre à l’infini. Au loin, une limace visqueuse s’était égarée sur le muret. Pas un brin de vent pour faire bouger la feuille où je m’étais attardé.

J’allais redescendre quand je sentis quelque chose bouger derrière moi, un infime mouvement, un filament vert me chatouillait le dos.
Une antenne.
Je me retournai brusquement : elle était là, tapie sur une feuille aussi verte qu’elle, immobile, menaçante. Une sauterelle de belle taille me toisait de ses grands yeux fixes et bicolores, me palpait de ses antennes, me savourait par avance.
Glissant sur une goutte d’eau dans ma panique, je me retrouvai quelques centimètres plus bas, étalé sur une feuille providentielle qui amortit ma chute , ce qui me mit hors de portée de l'animal, ralenti, engourdi par la fraîcheur du soir qui était tombée pendant mes errances contemplatives.

Je quittai bien vite ce citronnier à l’allure pourtant rassurante et me jurai de ne pas y remettre les pieds avant l’hiver…

jeudi 16 octobre 2008

pleine lune


C'est conceptuel...

Photo prise à la lumière de la pleine lune.

Ca ne fait pas beaucoup de lumière, la pleine lune.

mardi 14 octobre 2008

Une belle journée d'automne




La douceur d'une fin d'après midi, un petit bois aux reflets dorés, des taches de lumières dans les clairières, des chevreuils qui dînent paisiblement au détour d'un chemin...
Et au moins 150 piqûres d'aoutats le lendemain!

On ne m'y reprendra plus, je boycotte les belles journées d'automne!

jeudi 9 octobre 2008

Roquefere




Je pensais avoir écumé tout ce coin de la Montagne Noire. En redescendant du Pic de Nore, nous avons pris une route que je n'avais jamais dû prendre avant, et sommes tombés sur ce village: Roquefère. Quel endroit! Coincé au fond d'une vallée étroite mais tout de même atteint par les rayons du soleil de fin d'après-midi, dominé par un château splendide et colossal au regard de la taille du village, et, visiblement, point de départ de quelques chemins de randonnée.

Et tout cela n'est qu'à 20 km de Carcassonne!


Voilà un joli point de départ pour mes prochaines promenades.

mercredi 8 octobre 2008

Excalibur








Petit clin d’œil à Emmanuel et son lutin des roches, voici les lutins des bois.


Nous sommes partis sur les pentes du Pic de Nore, alors que par endroits, à l’ombre, d’infimes résidus de neige rappelaient la rudesse des lieux malgré le temps clément du jour. Nous avons choisi un chemin qui s’enfonçait directement dans la pente, sous le couvert de grands arbres aux feuillages encore presque intacts.
Ces grandes forêts me manquent. J’aimerais en avoir une à portée de main, pour pouvoir m’y perdre à loisir. Les chemins larges, l’odeur de l’air, la fraîcheur de l’ombre, le jeu de la lumière entre les arbres, les perceptions visuelles brouillées par la succession des troncs, qui fait qu’on ne sait plus ce qui est loin ou proche, si ce qui bouge est animal ou simplement vent. L’imaginaire est perpétuellement stimulé. Les lutins ne sont plus très loin.

Justement, un peu plus loin sur la gauche du chemin le sous-bois s’éclaircit un peu. Pas de sentier qui en parte, mais cet endroit m’attire irrésistiblement, je ne peux m’empêcher d’aller voir. Ce sera un endroit parfait pour une pause. Les arbres sont suffisamment espacés pour donner l’impression d’une clairière, le tapis de feuilles mortes a l’air confortable, quelques rochers complètent le tableau, dont un avec une drôle de forme aplatie, et couvert de pierres plus petites.
Je m’aperçois que les fameux lutins sont bien là : les formes torturées des troncs en révèlent par dizaines. Figés sous leurs mousses et lichens, ils n’attendent que notre départ pour reprendre leurs activités. Ceux là doivent être joueurs : dans les feuilles mortes, tout près de l’endroit où Elodie s’était assise, j’aperçois un objet brillant.
Une épée .
En plastique.
Les lutins ne doivent être que des enfants : 200 ou 300 ans, tout au plus. Nous les avons manifestement dérangés en plein jeu de rôle.
Histoire de participer au jeu, je replace Excalibur dans son rocher, (celui qui est aplati et qui va comme un gant à cette épée), coincée, pas trop fort, entre les pierres.

Quelque chose me dit qu’elle n’y restera pas longtemps.

mardi 7 octobre 2008

Coup de vent à la Ganguise




Bon, en fait tout cela est un pretexte pour vous dire que notre ami Guillaume vient de mettre en ligne son tout nouveau blog tout neuf qui nous promet de belles promenades en Normandie.

lundi 6 octobre 2008

Les survivants


Vendredi, l'automne a frappé un grand coup, avec un vend froid et cinglant. Les derniers coquelicots , chétifs, s'accrochent à leurs couleurs.

mercredi 1 octobre 2008

Ou en couleurs?


Un tout petit rayon de soleil juste sur la fleur.
Et une mini-profondeur de champ.