lundi 22 décembre 2008

marrons glacés


Voilà ce qu'est devenu le fruit du ramassage qui avait donné lieu à cet article-ci.

Enfin,au départ il y avait beaucoup plus de pots de crème de marrons, mais mon estomac étant passé par là...Le petit plus: un peu de fleur d'oranger.

mercredi 17 décembre 2008

2cv: le point



C’est l’hiver, dans le garage, il fait froid, alors ça avance, mais à son rythme.
Il semble que le monde subisse une grave pénurie de soupapes d’échappement pour 2cv. J’ai pu avoir une soupape d’admission, mais pour l’autre et les 2 soupapes d’échappement, il m’a fallu plus de recherches…c’est commandé, mais pas encore reçu, à suivre.
Après cela, il me faudra trouver comment rectifier les sièges de soupapes, car qui dit soupapes neuves, dit rectification des sièges, et ça demande un outillage et un savoir faire qui ne sont pas en ma possession, mais j’ai des pistes.
Concrètement, je passe mes soirées et une partie de mes week ends à nettoyer les pièces d’habillage du moteur, couvertes comme tout le reste d’un matelas de graisse noirâtre, et souvent d’un peu de rouille sous la graisse, puis à les repeindre si besoin. Il m'en reste quelques unes, et non des moindres. Evidemment tout ceci présente des formes incroyablement tarabiscotées et impossibles à décaper sereinement.

Je pourrai bientôt commencer à remonter le bloc, mais il me faut trouver de la pâte à joint pour assembler les 2 demi-carters…pas si courant, la pâte à joint, peut-être devrais-je essayer auprès des dealers du quartier?

lundi 8 décembre 2008

le nid d'aigle











Mardi, après midi.

La pause « déjeuner » fût courte. Il est temps de se trouver une occupation pour la deuxième partie de journée.
Impossible d’aller plus haut en voiture pour cause de neige, par contre j’ai repéré que plus bas sur la route du col, on doit pouvoir accéder à quelques sommets moins élevés mais avec une belle vue.
Je redescend donc, et m’arrête à Bedeilhac pour regarder la carte. Bonne surprise, un chemin de rando passe à Bedeilhac. Je me gare donc sur un parking tout proche. Autre bonne surprise, ledit chemin part dudit parking. Encore une fois, j’ai la chance avec moi.

Le début de la promenade est plutôt agréable. Je suis accompagné d’une averse de neige fine, mais le chemin est bien tracé et m’amène vers des petites grottes et un paroi qui sert à l’escalade.

Un peu plus loin, le chemin est moins praticable, il devient boueux à cause de passage de vaches, puis monte dans la forêt. Je croise de vieilles métairies dont une pas encore effondrée, mais qui semble résister de ses dernières forces.
La montée dans la forêt n’est pas passionnante, raide, monotone, mes jambes ont du mal à suivre le rythme après ma petite excursion du matin. Au moins, ici, il y a très peu de neige pour le moment. Je me dis, comme d’habitude, que si c’est si dur c’est que ça doit en valoir le coup. Et j’ai bien fait.
Au détour d’un virage j’arrive à une toute petite clairière entièrement couverte de neige : tout ce blanc me redonner de l’espoir.
J’arrive enfin au sommet de la côte, à un carrefour de chemins où des panneaux indiquent Bedeilhac, Saurat et Carlong. Rien de passionnant à voir à priori, mais vu l’état de mes jambes je décide que ce sera le point de demi-tour.
Puis j’aperçois une trouée dans la végétation d’où l’on semble avoir un beau point de vue. Je m’approche et m’aperçois que je suis au sommet d’un à-pic de quelques 300 mètres au dessus de la vallée. Au loin j’aperçois Tarascon sur Ariège (2e photo) et Rabat-Trois-Seigneurs.
En cherchant un peu et en me faufilant dans les arbustes enneigés je trouve un autre point de vue, duquel je constate qu’il y a tout près un sommet en forme de dôme qui doit donner une vue à 360°…(première photo) je cherche un chemin s’en approchant, le trouve, gravis quelques mètres en m’aidant de mes mais sur les rochers glissants et couverts de neige, fais bien attention de ne rien me casser…et me voilà arrivé sur ce nid d’aigle. Devant moi la vue s’ouvre sur Tarascon, derrière j’aperçois les ruines du château de Calamès (7e photo) , situé au sommet de l’éperon rocheux aux voies d’escalade dont je parlais plus haut , puis au loin, toute la vallée du Saurat jusqu’au col de Port. Je reste là haut au moins un demi heure, seul au monde, à admirer la vue et prendre des photos, le ciel me gratifie d’un spectacle magnifique en alternant ciels noirs et averses de neige et éclaircies localisées, la lumière change chaque seconde, je ne sais plus où regarder.

Je n’avais plus mal aux jambes, ni même envie de redescendre, j’avais ma récompense.

vendredi 5 décembre 2008

Promenade Sauratoise








Mardi

Un peu lassé du monde de l’industrie et de ses monumentales œillères, un peu fatigué de passer des heures dans mon garage à nettoyer des pièces de moteur envahies par 27 années de crasse, je prends une journée, pour m’aérer l’esprit, me purger les poumons et me dégourdir les jambes.

Il parait que là haut dans la montagne, il y a de la neige.

Direction l’Ariège, donc. Par la route la plus simple, Foix, puis vers Tarascon, ou plutôt dans l’autre sens, vers le col de Port. Le col étant à 1200 m, je savais que j’allais rencontrer la neige avant le sommet.
Et en effet, en bas des panneaux indiquent qu’il faut les chaînes pour passer le col. Je n’en ai pas, je m’arrête donc à Prat-Communal, à peu près à mi-chemin sur la route du col, quand la neige rend la suite de la route trop risquée.
Je me gare sur un petit parking pas trop enneigé. En face de moi j’aperçois le départ d’un chemin de randonnée. Les dieux de la promenade au grand air sont avec moi.

Encore la chance, une personne (pas trop grande vu la taille des semelles et la longueur des foulées) ; est passée avant moi, accompagnée d’un chien. Je n’ai qu’à suivre cette trace qui me permet de ne pas me perdre et surtout de limiter l’épaisseur de neige sur laquelle j’aurais à marcher, ce qui est moins fatiguant, et surtout cela évite d’avoir trop de neige qui pénètre par les jambes du pantalon jusqu’aux chaussettes. (c’est froid)

Je monte ainsi dans une forêt glacée pendant 2 heures environ, croise des torrents, des vieux chalets de montagne plus ou moins abandonnés, une fontaine, une route complètement enfouie sous la neige…

Puis je décide de ne plus suivre la trace qui me guide depuis le début, sûrement pour le simple plaisir de marcher dans 40 cm de neige vierge…(donc avec la neige qui s’accumule dans les bas de pantalons et les chaussettes…tant pis).

Arrivant à une forêt de sapins, je vois que celle-ci continue jusqu’à une altitude bien supérieure, que la neige est de plus en plus profonde, et que mon estomac commence à se manifester…il est près de midi trente…
C’est le moment de redescendre. Ce sera tout pour la promenade du matin, 3 heures de marche, et c’est déjà pas mal.

lundi 1 décembre 2008

ça avance






petit à petit.



L'ensemble du moteur est démonté, sont nettoyés les 2 demi-carters, les cylindres (toujours rouillés en surface à l'exterieur, mais impossible de nettoyer en profondeur les ailettes, peu importe c'est invisible quand c'est remonté) , les pistons (il y avait une croute comme sur un tourteau fromager) , la culasse gauche, le carburateur, la pompe à essence, la pompe à huile, et le reniflard d'huile.

En cours: le radiateur d'huile. (j'ai découvert qu'il était peint d'une jolie couleur sable, et non pas noir crasseux)
à faire: la culasse droite, et tout le reste de l'habillage.
Tout ceci était couvert d'une couche graisseuse plus ou moins brûlée de quelques millimètres d'épaisseur par endroits.


Dès que j'aurais fini le nettoyage, des joints neufs à tout cela et hop, ce sera parti pour le remontage. Pas tout de suite, reste une culasse à faire, et c'est le pire. (sur la gauche j'ai pas réussi à récupérer totalement les conduits, ce qui reste est très très bien accroché)