lundi 8 décembre 2008

le nid d'aigle











Mardi, après midi.

La pause « déjeuner » fût courte. Il est temps de se trouver une occupation pour la deuxième partie de journée.
Impossible d’aller plus haut en voiture pour cause de neige, par contre j’ai repéré que plus bas sur la route du col, on doit pouvoir accéder à quelques sommets moins élevés mais avec une belle vue.
Je redescend donc, et m’arrête à Bedeilhac pour regarder la carte. Bonne surprise, un chemin de rando passe à Bedeilhac. Je me gare donc sur un parking tout proche. Autre bonne surprise, ledit chemin part dudit parking. Encore une fois, j’ai la chance avec moi.

Le début de la promenade est plutôt agréable. Je suis accompagné d’une averse de neige fine, mais le chemin est bien tracé et m’amène vers des petites grottes et un paroi qui sert à l’escalade.

Un peu plus loin, le chemin est moins praticable, il devient boueux à cause de passage de vaches, puis monte dans la forêt. Je croise de vieilles métairies dont une pas encore effondrée, mais qui semble résister de ses dernières forces.
La montée dans la forêt n’est pas passionnante, raide, monotone, mes jambes ont du mal à suivre le rythme après ma petite excursion du matin. Au moins, ici, il y a très peu de neige pour le moment. Je me dis, comme d’habitude, que si c’est si dur c’est que ça doit en valoir le coup. Et j’ai bien fait.
Au détour d’un virage j’arrive à une toute petite clairière entièrement couverte de neige : tout ce blanc me redonner de l’espoir.
J’arrive enfin au sommet de la côte, à un carrefour de chemins où des panneaux indiquent Bedeilhac, Saurat et Carlong. Rien de passionnant à voir à priori, mais vu l’état de mes jambes je décide que ce sera le point de demi-tour.
Puis j’aperçois une trouée dans la végétation d’où l’on semble avoir un beau point de vue. Je m’approche et m’aperçois que je suis au sommet d’un à-pic de quelques 300 mètres au dessus de la vallée. Au loin j’aperçois Tarascon sur Ariège (2e photo) et Rabat-Trois-Seigneurs.
En cherchant un peu et en me faufilant dans les arbustes enneigés je trouve un autre point de vue, duquel je constate qu’il y a tout près un sommet en forme de dôme qui doit donner une vue à 360°…(première photo) je cherche un chemin s’en approchant, le trouve, gravis quelques mètres en m’aidant de mes mais sur les rochers glissants et couverts de neige, fais bien attention de ne rien me casser…et me voilà arrivé sur ce nid d’aigle. Devant moi la vue s’ouvre sur Tarascon, derrière j’aperçois les ruines du château de Calamès (7e photo) , situé au sommet de l’éperon rocheux aux voies d’escalade dont je parlais plus haut , puis au loin, toute la vallée du Saurat jusqu’au col de Port. Je reste là haut au moins un demi heure, seul au monde, à admirer la vue et prendre des photos, le ciel me gratifie d’un spectacle magnifique en alternant ciels noirs et averses de neige et éclaircies localisées, la lumière change chaque seconde, je ne sais plus où regarder.

Je n’avais plus mal aux jambes, ni même envie de redescendre, j’avais ma récompense.

8 commentaires:

cyrman a dit…

jolies ambiances lumineuses !!!

C'est marrant on ne dirait pas que ces photos ont été prises le même jour que les précédentes... qui étaient plus enneigées.

greg a dit…

...c'était juste plus bas...

Cédric a dit…

Hé bé. Magnifique, ça donne envie d'y être.

Guillaume a dit…

C'est magnifique...

Nanou a dit…

La dernière on croirait un homme couché

Guillaume a dit…

...Ou la photo couchée d'un homme debout ?

Nanou a dit…

Décidément, je crois que Guillaume m'en veut .

Guillaume a dit…

Meuuuuuh non ....