vendredi 27 février 2009

Les dernières lueurs

En repartant, en fait un peu avant les photos du calvaire, je remarque qu'un petite colline facile d'accès me donnera un beau point de vue sur le lac et le soleil couchant. Conditions de lumière très limites à main levée et premier plan largement rééclairci en post-prod... Mais bon, tout ça pour dire que les abords du lac à cette heure sont bien tranquilles, les animaux reprennent leur activité avant la nuit, tels ces foulques que je distinguais de loin ou bien ce lièvre qui m'a détalé presque dans les pieds, et que je n'avais par contre pas vu, camouflé qu'il était dans les herbes de même teinte que lui.

jeudi 26 février 2009

Le tarier pâtre




Je m'attendais plutôt à des chardonnerets dans un endroit pareil, et à vrai dire il y en avait ici un grand nombre, mais leur groupe se disloquait et disparaissait à ma première tentative d'approche. Seul un oiseau un peu plus grand que les autres et au plumage différent semblait vouloir garder son territoire en affichant ostensiblement sa présence sur les tiges les plus hautes, et en paradant par des vols courts d'un endroit à un autre.

Bien sûr il conservait une distance raisonnable vis à vis de moi et ne pouvant me cacher il m'était difficile de lui tirer le portrait en grand avec seulement un 200 mm, néanmois en l'isolant un peu du fond sa minuscule présence anime les images.

mercredi 25 février 2009

Le calvaire de la Ganguise




La nuit annonçait la fin de la balade: le soleil vite couché envoyait ses derniers rayons colorer le ciel de rouge vif à l'ouest. En rentrant, je passe devant ce calvaire en ombres chinoises et m'arrête pour quelques ultimes photos, avec au loin le lac comme miroir du ciel.

lundi 23 février 2009

Au fil du vent


En arrière plan, le village de Cumiès. Tout près du lac de la Ganguise, des chemins mènent dans des paysages de prairies vallonées où par endroit le relief et la végétation donnent l'impression de l'immensité déserte d'un far west miniature. Au plus haut, le vent encore vif agitait ces filins dans la lumière rasante.

vendredi 20 février 2009

Tas de bois.




Et de neige.

mercredi 18 février 2009

Un herbier congelé...




Les quelques feuilles et fougères tombées au sol avaient petit à petit creusé dans la neige le négatif exact de leur forme. S'emprisonnant ainsi d'elles-mêmes et constituant un drôle d'herbier.

mardi 17 février 2009

La Montagne Noire était blanche.










Depuis Carcassonne, le sommet du Pic de Nore me narguait de sa blancheur luisant sous le soleil. Il faut dire que les chaussures de marche me démangeaient depuis plusieurs semaines, et toute cette neige au loin, contrastant avec la garrigue d’avant plan presque estivale, si ce n’étaient les températures, attisait ma curiosité.
Pas besoin d’aller bien loin de Carcassonne en effet pour trouver la neige, après quelques kilomètres de route vers Mazamet il devenait déjà difficile de trouver un accotement suffisamment déneigé pour y garer la voiture. Après les Martys, à proximité du barrage de Laprade, je trouve un chemin qui s’aventure sous les sapins.
C’est amusant : la neige me fait penser à une crème catalane : peu profonde, et moelleuse sous une fine couche craquante. Elle n’en est que plus délicieuse. Et surtout, bien vite, je trouve une portion de chemin où seules mes traces accompagnent celles, déjà estompées, de lapins ou autres renards.
Comment décrire le bonheur de fouler une neige vierge ? On a l’impression de découvrir un nouveau continent, ou bien d’être le seul rescapé sur Terre. Tant pis pour les suivants.
En fait de suivant, au retour ce sont des traces de quad que j’ai croisé. Moins courageux que moi, ces aventuriers des temps modernes n’ont pas osé écarter les branches enneigées qui barraient le chemin pour se frayer un passage jusqu’au lac. Tant mieux.

Je n’ai croisé personne, c’était juste moi et la neige, le lac tranquille et silencieux, et les arbres qui perdaient goutte à goutte sous le soleil passager leurs ornements de glace.

jeudi 12 février 2009

Il faut sauver les (autres) grands singes…





Chimpanzé et bonobo, croquis d’après des photos de Cyril Ruoso

(comme la nature semble ne pas vouloir me donner l’envie de mettre le nez dehors pour faire des photos, je me venge sur un crayon et en profite pour « propagander » un peu…)

Il faut sauver les (autres) grands singes pour ne pas finir par en être les seuls représentants. Nous partageons ce nom avec chimpanzés, gorilles, bonobos, orangs-outans, gibbons et siamangs. Et pas seulement le nom, mais une écrasante majorité de gènes (99.6% avec le bonobo, 98.6% avec le chimpanzé), de comportements sociaux, d’aptitudes à la culture. En fait, nous commençons seulement à comprendre comment nous sommes liés, en même temps que nous participons activement à la destruction massive de nos cousins. Il y a fort à parier que, lorsque nous aurons enfin compris que les autres grands singes ne sont pas des brouillons inachevés de nous-mêmes, il n’y aura plus grand-chose à comparer.
Contrairement à ce que la culture occidentale nous laisse supposer, la séparation des lignées hommes-singes est floue. Temporellement d’abord, elle aurait eu lieu il y peut être 6 ou bien 10 millions d’années, de ce fait les pré-humains fossiles les plus anciens que sont Orrorin ou Toumai pourraient en fait être des singes. Philosophiquement ensuite, les frontières de la conscience, de l’intelligence, de la culture s’estompent. Plus on en apprend des grands singes et plus ils nous troublent par leurs facultés si peu différentes des nôtres. Et si les caractéristiques que l’on dit propres à l’humanité se retrouvaient également, à divers niveaux, parmi les autres animaux ? Il n’y a certainement pas la raison d’un côté, l’instinct de l’autre, et une hypothétique intervention divine entre les deux. Il y a entre eux et nous des différences, assurément, mais on ne peut établir de classement, prétendre à une supériorité, sur la base de ces différences.

Il reste 172 000 chimpanzés. (1 million dans les années 60)
10 à 20 000 bonobos (100 000 en 1980)
4 à 7000 orangs-outans de Sumatra (soit environ quatre fois la population de mon minuscule village)
50 à 60 000 orangs-outans de Bornéo

plus de 6 000 000 000 d’homo sapiens…

Sources : grands singes de Cyril Ruoso et Emmanuelle Grundmann,
A lire également pour approfondir le sujet :
Le singe nu de Desmond Morris : une belle démonstration de la persistance de nos habitudes animales.
Lucy et l’obscurantisme de Pascal Picq, une épine dans le pied du Dessein Intelligent.
Et enfin Pourquoi j’ai mangé mon père, de Roy Lewis, pour rire un peu de tout ceci.

lundi 9 février 2009

Bientôt...




Ce week end, le moteur a été remis à sa place. J'ai mis de l'huile, rebranché la bobine, réinstallé la batterie, contrôlé (sommairement) l'allumage, et...tourné la clé!

Puis au bout d'un moment finalement moins long que ce à quoi je m'attendais, il a eu des sursauts, puis a fini par accepter de tourner, seul, sans l'aide du démarreur!

Une grande partie de mes craintes a disparu: pas de clang clang inquiétant, pas de fuite d'huile dans tous les sens, tout ou presque semble vouloir fonctionner. Juste le manocontact de pression d'huile semble HS, c'est mal fichu parce que impossible à atteindre, mais ça se change, je l'avais déjà fait une fois.

Encore quelques détails de ce genre, donc, et ça sera reparti pour de bon...

mardi 3 février 2009

ça doit ressembler à ça...




...La Normandie aujourd'hui.


joyeuses glissades, les amis.

lundi 2 février 2009

En attendant les jours où…




Le ciel voudra bien
Dans un moment de gaieté
Donner à chacun
Un peu de sa clarté…
...en attendant ces jours là, je pioche dans les archives...le grand air et les pâquerettes me manquent un peu.