mardi 17 février 2009

La Montagne Noire était blanche.










Depuis Carcassonne, le sommet du Pic de Nore me narguait de sa blancheur luisant sous le soleil. Il faut dire que les chaussures de marche me démangeaient depuis plusieurs semaines, et toute cette neige au loin, contrastant avec la garrigue d’avant plan presque estivale, si ce n’étaient les températures, attisait ma curiosité.
Pas besoin d’aller bien loin de Carcassonne en effet pour trouver la neige, après quelques kilomètres de route vers Mazamet il devenait déjà difficile de trouver un accotement suffisamment déneigé pour y garer la voiture. Après les Martys, à proximité du barrage de Laprade, je trouve un chemin qui s’aventure sous les sapins.
C’est amusant : la neige me fait penser à une crème catalane : peu profonde, et moelleuse sous une fine couche craquante. Elle n’en est que plus délicieuse. Et surtout, bien vite, je trouve une portion de chemin où seules mes traces accompagnent celles, déjà estompées, de lapins ou autres renards.
Comment décrire le bonheur de fouler une neige vierge ? On a l’impression de découvrir un nouveau continent, ou bien d’être le seul rescapé sur Terre. Tant pis pour les suivants.
En fait de suivant, au retour ce sont des traces de quad que j’ai croisé. Moins courageux que moi, ces aventuriers des temps modernes n’ont pas osé écarter les branches enneigées qui barraient le chemin pour se frayer un passage jusqu’au lac. Tant mieux.

Je n’ai croisé personne, c’était juste moi et la neige, le lac tranquille et silencieux, et les arbres qui perdaient goutte à goutte sous le soleil passager leurs ornements de glace.

3 commentaires:

Guillaume a dit…

La première excursion après une longue période de mauvais temps... C'est comme un libération. "Enfin !" Voila ce qu'on se dit !

Nanou a dit…

Comme la place rouge, devant toi marchait Elodie, il avait des cheveux bruns ton guide ?

greg a dit…

Nan elle faisait des courses avec sa mère.