lundi 24 août 2009

Islande: un voyage aux origines du monde











Mercredi 05 Août, 18h30.
Je pars seul en train rejoindre Elodie à Toulouse pour commencer un voyage en 2 étapes. La chaleur est étouffante, je suis seul sur le quai, presque aussi seul dans le train, pas un bruit.
Le lendemain, après avoir retrouvé mon frère et sa famille à Londres, la suite du voyage est difficile à cause d’une attente très longue pour un simple changement de roue sur l’avion. Nous sommes impatients, l’Islande nous attend au bout du voyage.
L’arrivée à Keflavik sous la pluie nous met rapidement dans l’ambiance. La piste est au milieu de champs de lave. L’aéroport est très petit, nous récupérons notre 4x4 qui nous sera bien utile et appréciable, ne serait la consommation gargantuesque de son énorme V8 essence (impossible de descendre sous 13.5L/100).
Entre Keflavik et Reykjavik, les paysages volcaniques n’attendent pas pour s’offrir à nos yeux. Cratères au loin, sources chaudes et champs de lave se succèdent. L’île semble vouloir tenir ses promesses , celles d’un endroit unique, placé sur la faille médio atlantique, à la géologie en pleine crise de jeunesse.
Nous arrivons à notre premier gîte, Heimaland, situé au début de la route 26 dans le sud-ouest. Cette piste traverse l’Islande du sud au nord, mais nous emprunterons un chemin moins direct.
Devant nos yeux le volcan Hekla, haut de 1491m, la tête dans les nuages, dont la dernière éruption date de 2000. Il entre en éruption en moyenne tous les 10 ans, nous nous tenons donc sur nos gardes…
Vendredi 7 Août. La journée commence à 8h00 par une séance de jacuzzi en plein air, sous la pluie, par quelques 10°C. Rien de tel pour se détendre après le voyage. Nous partons ensuite en direction du volcan, bien vite les prairies laissent place à des paysages lunaires de sables noirs et de pierres volcaniques à perte de vue, sur lesquels peinent à pousser quelques herbes et quelques mousses. La route a quant à elle laissé place à une piste coupés par quelques gués que nous traversons prudemment, en espérant que nous ne rencontrerons aucune grosse pierre cachée au fond des flots.
Enfin, nous entamons un début d’ascension des pentes du volcan pour admirer le point de vue d’un peu plus haut, mais rapidement la pluie nous fait rebrousser chemin, et il est temps de manger.
A midi le pique nique a lieu dans un champ de lave : la lave durcie recouverte de mousses forme un vaste chaos à perte de vue.
Nous continuons la route et rentrons par la très pénible F208 : pas de gués mais piste défoncée et très longue.
Notre première journée sur place touche à sa fin et le dépaysement est déjà total. Les espaces semblent infinis, on parcourt des kilomètres de pistes sans croiser âme qui vive, la terre est noire, les volcans nous entourent. Le temps est très variable mais supportable, tout ça semble bien parti.

8 commentaires:

Eric B a dit…

You did it !!

Peut-être une des plus belles destinations au Monde. J'ai hâte de lire tes prochaines publications et de me replonger dans ce voyage.

Tak, Comme on dit !!

emmanuel a dit…

petit cachottier tu ne nous avais pas prévenu. C'est top, je vais suivre cela de près et compte sur moi pour les com!!! Franchement je regrette un truc sur mon voyage : ne pas avoir eu mon reflex mais juste un pov compact!!!

emmanuel a dit…

je crois que Heimaland signifie : terre de chez sois. Heima c'est comme Home en anglais et land , ben comme... Land quoi. un beau nom pour vouis accueillir là bas. Dis, t'as au moins écouter Sigur Ros tous le long du voyage...
BRRR, tu me donnes envie d'y retourner.....

Guillaume a dit…

Et ebn ça a du shooter grave avec les Lopez Brothers lachés dans la nature munis de leurs appareils !!
Prometteur ...

greg a dit…

La suite des photos viendra au fur et à mesure, evidemment il y en a en quantité et il me faut un peu de temps.

cyrman a dit…

hé hé, splendide en effet !

ose avoué combien vous avez pris de photos avec Cédric ?

A lundi prochain !

greg a dit…

moi 1300,
Cedric 2000 à peu près, de ce qu'il m'a dit.
(après un premier tri..)

nadia a dit…

J'ai l'impression de revivre un voyage merveilleux...