lundi 12 octobre 2009

Des cascades géantes aux montagnes rouges














Dimanche 16 Aout

Nous remontons un peu vers l’est et au nord du lac Myvatn, par la route F862, assez difficile également comme l’indique son préfixe « F ». Nous venons là pour voir en premier lieu ce qui est simplement la plus puissante cascade d’Europe. Ici, au milieu d’un décor de roches stériles la rivière Jokülsa à Fjöllum dévale une marche d’une quarantaine de mètres sur cent de large : c’est Dettifoss. La chute est si gigantesque et si tumultueuse que l’on peut littéralement voir les paquets d’eau amorcer leur chute. Amorcer seulement car il est impossible de voir le fond. Le remous est si fort que l’eau est vaporisée en un nuage qui remonte bien au dessus du niveau du haut de la chute, et la rivière ne redevient visible qu’une centaine de mètres plus loin au moins. Les personnes présentes sur l’autre rive donnent une idée de la fureur de la rivière, et des risques qu’ils prennent à s’approcher si près.
En remontant quelques centaines de mètres en amont, nous rencontrons une autre chute moins impressionnante mais pas moins belle : Sellfoss, très large et composée de multiples chutes.

Après cette matinée très arrosée, nous optons pour une visite plus minérale pour l’après midi, un peu plus au nord sur un site nommé Hljodaklettar. Ici les cheminées d’anciens volcans, refroidies, se sont trouvées mises à nu, exhibant telles quelles les orgues basaltiques créées en leur cœur par un lent refroidissement. Nous voilà au milieu d’un décor improbable et gigantesque à base d’hexagones extrudés, horizontaux, verticaux, en spirales ou en étoile, créant ici un escalier naturel, là d’inquiétantes gargouilles, ou encore une cathédrale de lave (Kirkjan).Nous montons progressivement en longeant ce canyon alors que le temps se réchauffe, et après avoir passé une muraille naturelle ressemblant à un rideau de lave nous escaladons le Raudholar : brutalement les basaltes laissent la place à une montagne au dessin parfait et aux couleurs tranchées : ostensiblement rouge et noire, comme un pied de nez aux couleurs conventionnelles qu’un décor naturel devrait avoir. Le paysage s’étend loin vers le nord, où autour du canyon la couleur verte reprend finalement ses droits.

3 commentaires:

Nanou a dit…

Il y a des abeilles géantes en Islande ?
Les images sont toujours aussi belles et le commentaire est plein de beauté lyrique

Cédric a dit…

Et entre les cheminées de basalte et la montagne rouge, une mini-forêt où poussent des orchidées ...

greg a dit…

Tu as pu les identifier?