mardi 20 octobre 2009

Un dernier jour à Myvatn.







Lundi 17 Août

Nous avons déjà bien écumé le coin, même si nous nous rendons compte que cela demanderait des semaines pour appréhender la richesse de cette région. Aujourd’hui nous limitons les excursions en 4x4 et c’est à pied que nous partons de Reykjalid, le long de la route qui longe le lac. Nous traversons une lande peuplée de champignons et de bouleaux nains, pour retrouver une gigantesque cassure du le sol, témoin de cette fameuse faille médio-atlantique qui coupe l’île en deux du sud au nord. Mais c’est au cœur de cette faille que se situe la surprise : un peu en contrebas on peut accéder à l’intérieur de la faille et découvrir une grotte au doux nom de Grjotagjà, emplie d’une eau turquoise et fumante où, autrefois, les gens se baignaient. Il paraît qu’aujourd’hui l’eau serait trop chaude, pour être honnête je n’ai pas testé. Le rayon du soleil qui pénétrait par un interstice de la roche et faisait éclater la couleur de l’eau suffisait à mon bonheur.
Peu de trajet en 4x4 ne signifiait pas que nous allions économiser nos pieds, pourtant déjà bien entamés, mais aussi bien entraînés. Nous allions escalader un cratère, celui du volcan Hverfjall, qui forme un cône tronqué presque parfait. Nous entamons l’escalade après avoir traversé la zone des « chateaux noirs » de Dimmuborgir, qui sont là encore des cheminées de lave mises à nu par l’érosion.
Nous voilà au pied du cratère. Le chemin est simple : tout droit. Face à la pente ; Les Islandais ne doivent pas aimer les détours. La pente, parlons en : Hvefjall est un tas de sable, ou plus exactement un tas de pierres de diverses tailles, du gravillon au petit rocher, et tout cela forme la pente universelle de tous les tas de graviers du monde. Bref c’est raide, très raide et les pieds dérapent sur le sol meuble, emportant à chaque fois un peu de l’énergie qu’il nous reste. Enfin aux 2/3 de la pente, un islandais plus malin que les autres (mais moins efficace) semble avoir décidé que faire faire des zigzags au chemin serait plus sympathique pour les mollets des touristes. Nous lui devons peut être de ne pas avoir abandonné en cours de route. Et nous avons bien fait : sans compter la vue dominante sur le lac Myvatn, découvrir l’intérieur du cratère fut tout aussi impressionnant. Sans compter la satisfaction de l’exploit accompli.
Nous décidons tout de même de redescendre par un autre chemin, plus court, moins raide, mais qui nous fait faire un détour en bas, sur le plat. Ce sera donc un peu plus long pour le retour mais mes genoux n’auraient pas tenu la descente par le même chemin qu’à l’aller, sans compter que la moindre glissade se serait traduite par un dévalage en règle de l’intégralité du cratère.Pour nous remettre de ces émotions, nous ne pouvons pas quitter cette région sans passer une soirée aux bains de Jardbödin. Sans se prélasser en plein air, dans une eau soufrée à 40°C, d’un bleu laiteux presque opaque, sous les fumées de la source chaude. Sans observer, ainsi dorlotés par l’eau chaude, les derniers rayons du soleil teinter d’orange un rideau de pluie qui passait à quelques kilomètres de là, donnant l’impression d’une lumière venant du sol, comme le symbole d’une éruption volcanique qui venait saluer la fin de notre séjour à Myvatn.

4 commentaires:

emmanuel a dit…

c'est vraiment passionnant de pouvoir lire sur le sol toute l'histoire et la vie de la terre. A l'école on vous explique la tectonique (des plaque bien entendu, pas celle du Macumba) et là, on peut voir en un instant tout ce que cela signifie.

Cédric a dit…

Ouais désolé, j'avais pas vu qu'il y avait un parking de l'autre côté :-/

greg a dit…

pas grave ça nous a fait marcher un peu.

Cédric a dit…

Oui ça nous manquait.