mardi 24 novembre 2009

J'ai trouvé...








L'endroit où je voudrais vivre. Je m'y étais déjà rendu auparavant, et le hasard d'une promenade en Lauragais m'a fait y retourner. Et je me suis dit qu'on devait y être bien, dans cette ferme, autrefois. Aujourd'hui elle n'est plus habitée que par quelques lézards et araignées.
Imaginez, un chemin creux passe entre les champs, puis traverse un petit bois. Un peu plus loin, on arrive sur la ferme, aujourd'hui en ruines, et la vue s'ouvre vers le sud où par beau temps on peut apercevoir les Pyrénées. Sur la gauche et sous quelques grands arbres un vieil outil agricole rouillé comme posé là pour le décor.
Enfin, le plus beau: en redescendant le chemin je remarque dans le bois à quelques mètres un bac rempli d'eau, comme un abreuvoir. J'y regarde de plus près et vois qu'il y a un robinet, qui sort comme ça, du sol, dans la forêt... Je tourne à tout hasard le robinet et... l'eau coule.
Alors je me dis que ça ne doit pas faire si longtemps que cette ferme est abandonnée, et me suis pris à rêver de lui redonner vie.

lundi 23 novembre 2009

phasme and furious


c'était samedi dans la montagne noire. Au détour d'un chemin je découvre quelques belles amanites que j'envisage de photographier. En posant mon sac par terre pour prendre l'appareil, je découvre qu'une brindille s'y est accrochée. En y regardant d'un peu plus près, il s'avère que la brindille a des pattes!
Je l'ai donc transporté à un endroit plus en accord avec son camouflage, parce que franchement, sur le sac, on ne voyait que lui.
Je ne savais même pas qu'il y avait des phasmes par ici, c'est la première vois que j'en vois un. Ceci dit ce n'est pas très étonnant vu qu'ils ressemblent tellement à des brindilles: il y en a peut-être des milliards autour de chez moi...les bois autour de chez moi ne sont peut être que des mégalopoles de phasmes???
Enfin, peu après, seul et tranquille sur mon chemin, je suis surpris par deux coups de feu tout près, et n'aimant pas rester dans le périmètre des chasseurs, je suis reparti un peu furious....

mercredi 18 novembre 2009

au bouleau!!!




pardon, boulot.
Après une escapade aussi normande que le sont ces feuilles de bouleau, la reprise est difficile.

mardi 10 novembre 2009

extraits d'automne







Et il faut parfois être courageux (et étanche) pour aller les chercher.

lundi 9 novembre 2009

sondage d'Opilion





Les opilions se camouflent sur un tronc pendant la journée, et partent en chasse la nuit. Celui-ci avait choisi, pour se "camoufler", le seul tronc décoré par une belle grappe de baies rouge vif. Le seul tronc qui sautait aux yeux dans le bois. D'ailleurs, c'est en photographiant les baies que j'ai aperçu cet opilion, qui n'est donc pas le roi du camouflage, et qui devrait faire plus attention car il lui manque déjà une patte.

vendredi 6 novembre 2009

Petite visite de courtoisie






Cela faisait longtemps que je n’étais pas retourné admirer la vue depuis le Pic de Nore. Et curieusement je choisis pour ça une journée grise et brumeuse. En fin de compte, ce sont sans doute parmi les meilleures pour ce genre d’endroits. Une première petite escapade sur un chemin m’immerge bien vite dans l’ambiance si particulière d’une forêt embrumée. Qui devient plus silencieuse, et bien entendu plus mystérieuse. Je n’osais pas espérer que la couche de nuages fût suffisamment mince pour que le sommet du Pic soit dégagé. J’ai bien fait de ne pas trop espérer. Le sommet était non seulement dans les nuages, mais aussi balayé par un vent terrible duquel j’étais protégé dans cette forêt située sur le versant à l’abri.
Là haut, donc, j’étais tout seul, personne pour admirer la vue qui ne portait pas à plus de 20 mètres. Mais malgré les conditions peu hospitalières je m’y suis senti finalement assez bien et décidai que ce serait un bel endroit pour déguster ma pomme, puis de marcher quelques pas sur un sentier parmi les bruyères. J’avançai face à la pluie qui me fouettait, et comme le vent la poussait le long de la montagne, venait du bas, emmenée dans des paquets de nuages qui me sautaient dessus. En quelques minutes j’étais trempé, mais seul au milieu de cette lande que le brouillard isolait du reste du monde, j’avais l’impression d’être un aventurier en expédition. Le sol détrempé ressemblait aux tourbières d’Irlande. Un beau petit voyage pour pas cher.Mais je croisai bientôt la route et cela suffit pour arrêter là ce petit rêve.

mercredi 4 novembre 2009

Islande: Epilogue






S’il fallait ne garder qu’une image de ce voyage, pour moi, ce serait les icebergs du Jökulsarlon.

Non pas que le reste ne mérite pas qu’on s’y attarde, bien au contraire. Partout ces paysages témoignent de l’opposition permanente entre le feu qui couve sous la surface et la glace qui la recouvre. Mais ce n’est pas un conflit, plutôt un dialogue où celui qui cherche à s’élever, poussé par la pression de la Terre, rencontre l’autre,qui vient du ciel et veut descendre au plus profond, s’infiltrer par toutes les failles. Leur mariage fait naître un spectacle furieusement impressionnant.
Mais ce sont bien les Icebergs qui m’ont laissés sans voix.
Devant ce lac, absorbé par la contemplation, je me suis surpris à oublier le reste, le temps, les gens. Il y a la beauté du lieu mais c’est aussi une histoire de symbole. C’est l’endroit où le glacier géant Vatnajökull se dévoile au touriste de passage. Une sorte de porte d’entrée de l’Arctique se tient ici : par delà les icebergs on entrevoit un monde froid et blanc, silencieux, un petit bout d’infini, un petit bout du Grand Nord. Voilà ce qui m’a fait rêver. Cette sensation d’être à la frontière de l’Arctique.

lundi 2 novembre 2009

Dernier jour en Islande












Jeudi 20 Août.

Aujourd’hui une longue journée s’annonce. Il nous faut tout d’abord quitter ce désert de pierres après une nuit très moyenne. Nous nous en emplissons les yeux, sachant que c’est là notre dernière occasion de le voir. Nous rejoignons peu à peu des endroits plus fréquentés, qui deviennent franchement touristiques alors que nous nous rapprochons de la capitale. Par ici les sites deviennent facilement accessibles, et le ballet des autobus nous ramène à la civilisation. Nous faisons un premier arrêt à Gulfoss, une très belle cascade, encore une, mais qui nous laisse sur notre faim, ne serait-ce que parce qu’elle se laisse trop facilement approcher.
L’arrêt suivant était obligatoire : on ne peut venir en Islande sans aller à Geysir, voir ce phénomène incroyable. En fait de Geysir, c’est Strokkur que nous admirons, Geysir n’étant plus actif. Imaginez un trou empli d’eau fumante d’environ 2 à 3 mètres de diamètre. Régulièrement, le trou est pris de soubresauts : l’eau monte, semble vouloir bouillir, puis non, redescend, et puis, toutes les 10 minutes environ, la surface de l’eau semble n’en plus pouvoir, forme une énorme bulle qui éclate et envoie jaillir l’eau à 20 mètres de hauteur. Le spectacle est tellement prenant que l’on veut toujours attendre le prochain jaillissement en espérant qu’il sera plus spectaculaire encore.
Un peu plus tard dans la journée nous rendons visite aux ancêtres (eh oui nous sommes en majorité normands), à Thingvellir. C’est un immense parc au milieu duquel s’étend un lac froid et profond, mais qui est surtout connu pour avoir été le lieu ou se tenait la première assemblée « démocratique » du monde : l’Althing.
L’endroit est magnifique et demanderait une visite approfondie, mais un vent terrible s’est levé, et malgré le ciel bleu et nos gros manteaux le froid devient difficilement soutenable.
Et surtout, il faut bien l’admettre, la journée est bien avancée et nous devons nous rapprocher de l’aéroport…
Nous tentons de laver la voiture avant de la rendre…tentative infructueuse : la voiture est trop sale, il y a trop de vent, il fait trop froid, je suis trempé et j’abandonne. Je sècherai à l’aéroport.
Je ne m’attarderais pas sur la suite, assez pénible : la nuit trop courte, les au-revoir trop brefs à Roissy, l’attente trop longue de l’avion jusqu’à Toulouse, et la gorge serrée en contemplant des voies rapides à n’en plus finir, du béton et des voitures. A Roissy, jamais je n’ai autant regretté le désert.