lundi 27 septembre 2010

Mais où est Charlie?


Petit indice: Charlie est une libellule.

A propos de libellule, je me posais une question, en fait j'élaborais une sorte de théorie de la libellule et de la tortue des Galapagos.
La libellule et la tortue des Galapagos ont elles la même notion du temps? Je veux dire, notre ami Albert E. a démontré que le temps est relatif, tout aussi relatif que l'espace. La relativité de l'espace est simple à imaginer à notre échelle. Un pou n'a pas la même notion de l'espace qu'un cachalot, c'est évident.
Les libellules (c'est un exemple pris au hasard) volent et changent de direction à une telle vitesse qu'il nous est impossible de les suivre du regard. S'imaginent elles qu'elles vont si vite? Comment anticipent elles leurs changements de direction si pour elle, une seconde a la même valeur que pour nous?
A l'inverse, une tortue des Galapagos qui vit 150 ans et se meut avec une lenteur déconcertante ne s'ennuierait elle pas si elle avait la même notion du temps que la libellule?
Je m'imagine que dans sa tête, selon ses repères à elle, la tortue passe le plus clair de son temps à gambader joyeusement et en vient même à trouver que la vie est parfois trop courte.

La question reste ouverte...

dimanche 26 septembre 2010

entracte





Un moment de silence au milieu des champs. ça change des bruits de ponceuse.
Un petit vent frais qui vous chatouille les narines, ça change de la poussière de plâtre qui les bouche.
Marcher un peu, ça change de monter et descendre un escabeau 60 fois par jour.
Un petit tour en 2cv sans but, ça change des trajets boulot ou magasin de bricolage.

lundi 20 septembre 2010

De l'art d'enfiler une combinaison sur un bateau qui tangue










Car à l'Estartit c'est comme ça que ça se passe. Le bateau étant suffisamment grand, on se change à bord, pendant le trajet jusqu'au site de plongée, pour gagner du temps. Vous embarquez donc en jean, tee-shirt voire pull et baskets et dix minutes plus tard, il faut que vous soyez en combinaison avec palmes, gants, chaussons, ceinture de plombs et bouteille dans le dos. Entre ces deux états, il faut trouver suffisamment de courage pour se déshabiller (jusque là ça va), enfiler un maillot de bain tant bien que mal en s'enroulant d'une serviette pour respecter la bienséance de rigueur, puis fouiller tête en bas dans son sac de plongée, enfiler une combinaison (serrée, mouillée et froide), des chaussons (serrés, mouillés et froids), etc... Tout ça sans perdre l'équilibre car le bateau, pour vaste qu'il est, n'en est pas moins sujet aux caprices de la houle. C'est donc en subissant des mouvements de haut en bas, de droite à gauche et d'avant en arrière que la métamorphose doit avoir lieu, sans oublier que pendant ce temps le petit déjeuner espagnol (gras et copieux) se rappelle à votre bon souvenir en essayant de rebrousser chemin, encouragé par les oscillations amples et généreuses de l'embarcation. Ne pas hésiter alors à faire une petite pause pour regarder l'horizon.
Bon, une fois tout ce petit cérémonial achevé, le plouf libérateur arrive enfin, et sous l'eau la bonhommie des mérous vous fait vite oublier ces petits désagréments.
Bien entendu, au retour il faut effectuer l'opération inverse, pas plus compliquée mais à la différence que vos habits secs à l'aller sont maintenant copieusement trempés de par la promiscuité avec les autres plongeurs et leurs effets dégoulinants.

mardi 7 septembre 2010

Tous les chemins mènent à Labastide de Virac



Je n'irai pas par quatre chemins...le fléchage des randonnées en Ardèche est nul. Un GR balisé en jaune sur 1km, puis de nouveau en rouge et blanc, et des panneaux de direction qui indiquent tous la même direction, mais dans des directions différentes. Des chemins sur la carte qui n'existent quasiment plus en vrai (à moins d'être un sanglier), des grillages qui nous barrent la route du retour, bref, de quoi se perdre, souvent il nous a fallu sortir carte et boussole pour ne pas perdre le nord.

samedi 4 septembre 2010

ardèche: la rivière






Très difficile de trouver une portion sans canoës pour photographier la rivière. Et de fait, sous le Pont d'Arc, c'est impossible. Il s'agit d'une arche naturelle creusée par l'ardèche qui, fatiguée de son méandre, a décidé de prendre un raccourci.
Des canoës, il en passe parfois plusieurs dizaines au quart d'heure, ce sont sans doute des milliers par jour. Nous avons soigneusement évité cette activité, histoire de ne pas participer à cette curée aquatique et laisser un peu de répit aux poissons.
Les gorges sont une réserve naturelle, mais c'était un haut lieu touristique avant de le devenir: résultat: 50 campings, 28 établissements de location de canoës (les campings en louent aussi).
Sur les chemins de randonnée: personne. En bas dans les gorges, le bruit permanent des rames qui cognent sur les coques en plastique, et même, des fois, des gens qui hurlent pour tester l'écho.
Et à chaque rapide, des dizaines de chaussures, tongs, bouteilles plastiques perdues là par nos baigneurs involontaires.
Le tourisme fait vivre la région, mais il semblerait aussi qu'il est en train de la tuer à petit feu...

jeudi 2 septembre 2010

au grand air


Vous l'aurez compris, nous sommes allés passer quelques jours en ardèche, pour s'oxygéner un peu et réapprendre le plaisir de la marche. Les températures de l'après midi nous incitant à rester au frais, c'est le matin tôt que nous partions sur les chemins. Ce qui nous a permis de profiter des dernières brumes accrochées dans les gorges.