vendredi 26 novembre 2010

La cabane de l'apiculteur





Au fond de la prairie qui se trouve là bas derrière, pas très loin de chez moi, la forêt s'ouvre légèrement à l'endroit où passe une conduite de gaz, marquée par un bornage jaune. Un passage totalement encombré et inaccessible pendant tout l'été.
L'automne arrivé, la végétation a commencé à se tasser et le passage est devenu un peu plus praticable, à condition de lever haut les genoux pour éviter les ronces. Ce chemin qui n'en était pas un attisait ma curiosité depuis un moment, alors je m'y suis précipité dès que cela a été possible.
Il semble que ce soit un véritable ancien chemin qui n'est plus régulièrement emprunté depuis un bon moment. En effet à quelques mètres, cachée dans les sous-bois se tient une cabane de bois, en assez bon état, uniquement accessible par ici. La porte en est fermée mais, en m'approchant je m'aperçois que celle-ci ne tient que par un clou tordu dans un coin, couvert de toiles d'araignées, qu'il suffit de tourner pour la libérer. Avant toute tentative je jette un œil à tout hasard par une fente du bois, histoire de ne pas réveiller un chasseur endormi (ceci dit il n'aurait alors pas pu refermer la porte de l'extérieur).
Tout danger semblant écarté, je me risque à ouvrir la porte, pour découvrir, entre autres choses très courantes, une roue de brouette, un bidon d'essence, et ce qui ressemble à des caisses en bois. Rien n'indique vraiment que la cabane est encore utilisée, mais rien n'indique non plus qu'elle est abandonnée, elle peut servir de refuge à des chasseurs ou à des forestiers, bien qu'on ne soit ici qu'à quelques centaines de mètres du village.
Sur la gauche, dans la pente, la forêt s'éclaircit en ce qui semble être un autre ancien chemin. En le remontant face au soleil, je rencontre deux ou trois anciennes ruches, celles-ci clairement abandonnées depuis quelques années, mais ressemblent beaucoup aux caisses de bois que j'ai vues dans la cabane. J'en déduis assez logiquement que les ruches et la cabane sont liées, et que celle-ci servait à entreposer le matériel nécessaire à l'entretien des ruches. Plus haut, ce second chemin fantôme se perd dans la végétation et se heurte à un talus remblayé que je n'ai pas cherché à atteindre, et qui est soit un champ, soit la limite de la ferme qui se trouve plus haut, à laquelle étaient sans doute liées ces ruches.
Lorsque la végétation sera encore un peu plus tassée par l'hiver j'y reviendrai pour essayer d'en savoir un peu plus sur cette cabane.

1 commentaire:

Nanou a dit…

Moi, à 59 ans, je ne peux pas lever haut mes genoux ridés .