jeudi 28 avril 2011

un petit bout de Lauragais inconnu





J'étais retourné vers des chemins découverts lors du dernier rallye du pastel, des endroits pas très loin de chez moi que je ne connaissais pas, une petite région du Lauragais coincée contre les piliers de la Montagne Noire, et un peu oubliée.
C'est près du village au nom un peu scolaire de Labécède-Lauragais que j'aperçois de cette vieille ruine, à laquelle on accède par une très belle allée bordée d'arbres. En approchant je constate que l'allée se poursuit en un chemin qui plonge tout droit (façon de parler, il sinue quand même pas mal) dans une sombre forêt, en descendant vers une rivière dont on ne perçoit que le bruissement. De part et d'autre du chemin, d'anciennes clôtures témoignent que cet endroit était jadis partagé et délimité.
La forêt devient très vite de plus en plus dense, avec des arbres très hauts, un chemin mal ou pas entretenu que barrent des arbres tombés, une végétation humide et luxuriante, tout cela ressemble à un endroit où la nature a repris ses droits depuis pas mal d'années, sûrement depuis que la ferme a été abandonnée, et confère à l'endroit une ambiance certaine.
D'autant que je reste sur mes gardes car plus je descends ce chemin, plus les traces de sangliers sont nombreuses, et très fraîches avec tout ça, dans une soue on en voit encore les empreintes du pelage. Je ne voudrais pas surprendre une bête, car avec la rivière d'un côté et le talus de l'autre, et les arbres tombés en travers du chemin, mes possibilités de fuite sont restreintes. Au cas où je n'hésite donc pas à faire suffisamment de bruit pour que ma présence soit détectée de loin.
Assez vite je dois m'arrêter, un troisième arbre tombé me barre le chemin, celui là bien plus gros que les autres, pour le passer il me faudrait ramper dans la boue et emprunter le même passage que les sangliers, ou bien me lancer dans une escalade à l'issue hasardeuse. Dommage, ce chemin semblait encore plein de promesses, sans doute sera-t-il intéressant d'y retourner en hiver quand la végétation sera plus discrète.

mardi 26 avril 2011

l'arbre encadré

Avec un gros nuage noir pour le cas où il aurait voulu s'échapper vers le haut.

samedi 23 avril 2011

Monde parallèle


Et si toutes les voitures étaient soudainement remplacées par des tracteurs?...

jeudi 21 avril 2011

Huile lourde









C'était à Mazères, en Ariège, mais pas l'Ariège des montagnes, celle de la plaine, près de chez nous, de l'autre côté des coteaux. Et de la bonne vraie campagne comme on l'aime, avec sa ribambelle de vieux tracteurs tous plus graisseux les uns que les autres, et leur regards tristes de besogneux fatigués. Et ses personnages, ses papys casquette et mamies à tennis Nike.

Notez la boîte de conserve anti-fuite sur l'avant dernière photo, à vidanger bientôt, et l'allure du tracteur sur la précédente, celui là je l'ai baptisé "timide".
C'était dimanche dernier, c'était la foire de printemps, toute la ville était en fête. Et on dit que les campagnes ne vivent plus?

mardi 19 avril 2011

Scène de chasse





...Ou la menace rouge parmi les herbes vertes.
J'ai pu assister à cette cruelle scène où le pauvre puceron s'est fait dévorer par son prédateur naturel.
L'attaque a été fulgurante, mais une fois al victime attrapée, le bourreau a pris tout son temps pour engloutir la bête, qui gesticula encore longtemps entre les mandibules acérées.

dimanche 17 avril 2011

Empourprage





Les orchis pourpres sont arrivées, dans le pré derrière le village, et sont en pleine forme.

jeudi 14 avril 2011

Un petit coup de rouge



coquelicot solitaire

dimanche 10 avril 2011

fougeres


Et parmi tout ce monde au bord de ce chemin les fougères viennent à se déployer comme au commencement du monde.

Encore peu de photos cette semaine, mais par contre, que de bricolage, je crois que je deviens de plus en plus efficace!

mardi 5 avril 2011

La métamorphose du chemin





En quelques jours ce chemin creux a totalement changé d'ambiance. Maintenant ça bourdonne de partout, il y a un insecte sur chaque branche, feuille ou fleur, des herbes qui s'accrochent, des bruits dans tous les recoins, des odeurs de beau temps, presque plus la place de passer.
Et ça commence à gratter quand on revient à la maison, preuve que les plus petites et hargneuses des bestioles à 6 ou 8 pattes sont bien de retour.

dimanche 3 avril 2011

Je ponce donc je suis


Encore en travaux ce week end, donc peu de choses, et c'est pas fini, loin de là, mais ça n'a jamais été aussi près de la fin, ça j'en suis sûr.
Je crois que si j'en perds un peu en matière de photographie, je m'améliore notablement en ponçage.