mardi 31 mai 2011

Moustiers Ste Marie





Aux portes des Gorges du Verdon, Moustiers est un très beau petit village très touristique, tassé au bas d'une montagne, entouré de parkings et garni de magasins de la spécialité locale: la faïence de Moustiers. Ici, pas de scrupule à se promener appareil photo autour du coup, même si dans les villages j'essaie de ne garder que le 50mm pour éviter l'effet paparazzi et l'antipathie spontanée que déclenche un appareil photo trop volumineux. D'ailleurs, l'inconvénient de ces villages touristiques est que, les autochtones, trop blasés des touristes, ne sont pas très agréables et ne répondent pas au "bonjour" de 2 promeneurs croisés dans une rue déserte, qui est pourtant pour nous une habitude bien ancrée depuis que nous avons embrassé la vie de villageois.
Hors saison, pourtant, ils cherchent à garder le touriste le plus longtemps possible puisque nous avions bien cru ne jamais en sortir. En effet, des travaux de voirie bloquaient l'un des 2 accès au village, nous avons donc pu y pénétrer par l'une de ces routes, puis nous garer sur l'un des nombreux parkings prévus pour accueillir les marées de retraités attirés par les fort jolies bibeloteries en quantités astronomiques. Très beau village cependant, rendu encore plus contrasté par un franc soleil accompagné d'un (pour l'instant) gros nuage noir coincé sur la montagne, bienvenu pour les photos avec fond de ciel.
Mais voilà, toutes les bonnes choses ayant une fin il nous faut bien repartir, quitter notre beau parking et repartir vers de nouvelles aventures. Nous suivons donc le panneau "toutes directions" qui nous mène au bas de la pente pour nous trouver face à...une route barrée. Demi-tour, il doit bien y avoir une déviation. Première route, celle par laquelle nous sommes arrivés, sens interdit. Deuxième route: voie sans issue. Plus loin, parking en cul-de-sac. Ah.
"Mais comment fait-on pour sortir du village?" demande-je, légèrement irrité, au boulanger du coin. Celui-ci me rétorque d'abord que ce n'est plus bouché. Devant mon insistance il m'indique un itinéraire quelque peu alambiqué que je ne retiens pas, je le remercie quand même et tente ma chance en essayant de suivre l'une des nombreuses voiture dans la même situation que nous.
Devant la voie sans issue, ô miracle, un policier municipal, qui comme seul renseignement me dit de suivre la voiture qui est devant moi. Mais voilà, c'est l'heure de la sortie d'école, il y a des enfants à pied, en vélo, en trottinette partout autour et j'avance au pas. Plus loin, un virage, que dis-je, une épingle, que dis-je, une épreuve de pilotage m'oblige à manoeuvrer et le temps de faire tout ça je ne vois plus la voiture de devant. Peu importe, on a trouvé le chemin et on arrive à....la même route barrée.
Rebelote, re-école, re-épingle, recherche de la route cachée qui était bel et bien là, sur la droite, bien cachée derrière un muret et ressemblant à un accès à une maison, large comme une bande à placo (désolé j'ai des séquelles), et nous voilà enfin sortis de là.

dimanche 29 mai 2011

Le Bès




C'est le nom d'une rivière qui coule au nord de Digne, elle a creusé un profond défilé dans lequel la route s'est frayé un difficile chemin, étroit, tortueux et inquiétant, aux virages aveugles, aux nombreux morceaux de roches tombés çà et là, aux passages sous surplombs ou tunnels. "Pas un endroit pour croiser un camping-car", dis-je à ma douce. A ce moment précis apparaît au détour d'un virage un...camion, attelé à une remorque, pour couronner le tout. Il est côté paroi, nous sommes côté rivière, heureusement un muret nous protège au moins psychologiquement d'une éventuelle chute. Bon, c'est passé, tout doucement, à quelques centimètres près, mais c'est passé. C'est à ces moments là qu'on mesure tout l'intérêt de ne pas avoir une Porsche (pauvre gens!).
Bref, peu importe cette charmante rivière a su nous présenter des abords plus avenants en nous permettant, chose délicieuse, un pique nique au bord de l'eau bruissante avec rochers pour poser nos affaires, ombre ou soleil au choix grâce aux arbres environnants (pour moi c'est ombre, obligatoire), tranquillité le temps d'une pause sieste après repas. Enfin, la sieste étant quelque chose qui ne me prend que rarement (mais alors avec quelle efficacité), je mets à profit ce temps pour quelques photos du lieu.

mardi 24 mai 2011

Goldsworthy





Entendons nous bien, ceci n'est pas un blog de Land-Art, je ne m'estime pas compétent pour en parler, d'autres par ici le sont bien plus que moi même si un peu en stand-by ces temps-ci (en éspérant que cela reparte vite).
Bref, toujours est-il que quelques oeuvres d'Andy Goldsworthy sont disséminées çà et là dans la campagne autour de Digne.
Mais je ne peux vous en parler sans vous parler de notre hôte: le propriétaire du gîte où nous logions est un monsieur assez peu conventionnel, qui a plus d'une corde à son arc (d'indien) , plus d'une selle à son cheval, et qui est une vraie mine d'informations sur la région (et d'autres), pour la simple raison qu'il a lui même tracé pas mal des chemins qui la parcourent. Et le petit déjeuner était pour nous l'occasion de puiser un peu des connaissances de ce monsieur, profitant allègrement de sa générosité verbale, lui qui bien sûr connait la localisation de chacune des installations de Goldsworthy (et de chaque caillou, curiosité, raccourci, anecdote, chemin oublié, ou point de vue, de la région).
Nous n'avons rencontré que deux de ces oeuvres, la première par hasard au bord de la route, la seconde nous a été indiquée par notre hôte. Il nous avait également signalé une troisième tout près de Thoard que nous étions décidés à visiter, mais l'orage nous a fait rebrousser chemin avant le terme de la balade...
J'ajoute un lien vers le site de notre chambre d'hôte, parce que c'est VRAIMENT une bonne adresse, et que des gens comme ça méritent qu'on leur fasse de la pub, et vers le blog de ce monsieur, Christian Ghigo, qui vous donnera un aperçu de ses activités multiples.

lundi 23 mai 2011

Les Terres Noires






On les trouve un peu partout dans la région, comme si par endroits la montagne se désagrégeait en une sorte d'ardoise concassée. Localement, c'est un peu comme si on marchait sur la Lune, la pesanteur en plus. Et quelques arbres, accessoirement. Ces photos ont été prises à 3 endroits différents, près de Digne pour les 2 premières, au site dit "de l'Ichtyosaure" pour les 2 suivantes (il y a là sur place un fossile d'Ichtyosaure planté là depuis 185 millions d'années), et au bord de la route qui mène à St Geniez pour la dernière.

dimanche 22 mai 2011

pause bol d'air




Cette semaine nous avons pris une pause bien méritée, abandonné un temps nos travaux et fait quelques kilomètres vers l'est pour atterrir dans le département des Alpes de Haute Provence (quel long nom!). Plus précisément près du village de Thoard, nous logions dans une ferme très plaisante, mais j'y reviendrai.
Comme son nom l'indique, le département des alpes de Haute Provence tient tout à la fois des Alpes et de la Provence, et c'est là l'intérêt, puisqu'en quelques kilomètres on traverse des paysages totalement différents.
Premier jour, nous choisissons le coté Alpes. Nos hôtes nous conseillent la promenade qui part du col de Fontbelle (env 1300m) et qui monte à la crête de Geruen, à 1800m environ. Malgré un vent frais assez présent la montée est plaisante et presque étonnamment facile. Vu du bas, cette crête nous paraît bien trop haute et inaccessible, mais le chemin est bien tracé et monte tranquillement mais sûrement jusqu'au pied de la barre rocheuse, et dans un dernier zig-zag, la franchit pour redescendre dans l'autre vallée. Mais pour nous la balade s'arrête en haut, au point de vue. d'une part parce que celui ci est suffisamment grandiose pour nous scotcher sur place, mais surtout parce que là haut le petit vent frais se transforme, sitôt qu'on n'est plus à l'abri du relief, en de terribles bourrasques frigorifiantes qui semblent nous venir tout droit des sommets enneigés que l'on voit au loin. Il en est presque difficile de rester debout, ce qui n'est jamais rassurant lorsqu'on est en haut, et que par conséquent on ne peut que tomber bien bas...

jeudi 12 mai 2011

Anacamptis Morio


...Ou quelque chose comme ça, pas très loin de la ferme en ruines.